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COUTUMES et TRADITIONS

Coutumes

& traditions

Coutumes et traditions : deux vecteurs magiques qui permettent de faire la projection dans le temps, soit une fenêtre ouverte dans le présent et qui donne sur passé… ; on y voit l’ampleur du contenu culturel, qui a pu se perpétuer à travers l’histoire, et qui constitue aujourd’hui un élément identitaire distinctif d’une communauté humaine par rapport à une autre…  Ayant regard sur l’étendu territorial et la composition démographique de la région Souss Massa, celle-ci est caractérisée par une grande diversité géographique et ethnique. Elle représente un domaine de quelques 51642 Km², où se côtoient les Arabes, les Amazighs et les Saharaouis, trois grandes lignées culturelles porteuses de grands héritages immatériels et de traditions millénaires ; des modes de vie différents, où les événements se ressemblent (mariage, baptême, pèlerinage …etc.) mais dont les rites sont tout aussi différents et contrastés…

 

Cérémonie

de thé

Le thé à la menthe est le breuvage incontournable du Maroc, préparé principalement avec du thé vert, du pain de sucre concassé et accessoirement avec de la menthe ou de l’absinthe. Bien que d’apparence simple, sa préparation requière un savoir-faire particulier, car une fois préparé, la subtilité de l’arôme et la qualité du goût dépondent énormément du mode opératoire… Cependant, lors des cérémonies et des événements où un verre de thé solennel s’impose, l’honneur de préparation est d’ailleurs minutieusement confié à une personne chevronnée de l’audience qui devrait détenir les secrets de l’art de faire…

Appréciée à l’échelle nationale, cette boisson traditionnelle est servie chaude et peut être consommée tout au long de la journée. Elle fait partie d’un art de vivre symbolisant répits, hospitalité, partage, convivialité et cordialité.

D’une région à une autre, la préparation du thé est parfois quelque peu typique, on assiste alors à un rajout de plantes aromatiques, notamment à la région de Taliouine (207 km à l’est d’Agadir), où le rajout du Safran au thé est une coutume perpétuée par la population locale… Assurément le goût et l’effet sont incomparables…

Habits

traditionnels

Bien qu’ayant traversé les siècles et les âges, les habits traditionnels marocains, occupent toujours une place particulière dans les foyers marocains, un droit d’exister perpétué par les traditions et les coutumes du pays. Certes le modernisme ne cesse de bouleverser les traditions à travers le monde, néanmoins plusieurs régions marocaines sont quelque peu épargnées grâce à l’attachement inconditionnel des populations à leurs patrimoines vestimentaires millénaires. Il est vrai que les étoffes ont beaucoup évolué au gré des époques et des goûts, mais l’empreinte traditionnelle est constamment omniprésente.

La région Souss Massa est notamment l’une des régions marocaine, fière de sa culture, bien ouverte sur le monde, mais qui ne se laisse pas trop impressionner par les tendances occidentales. L’éventail des habits traditionnels dans la région Souss Massa est très riche ; il varie selon les sous-régions, en référence aux représentations ethniques et compte tenu des modes de vie. Les innombrables drapés, voiles, foulards et capes reflètent plutôt des signes identitaires féminins pour les populations des montagnes, vallées et désert : tel le ‘Haïk’ pour les femmes Amazighs et ‘Melhfa’ pour les femmes Saharaouies. Les hommes, quant à eux sont plutôt identifiés par la ‘Djellaba’ ou ‘ Fouquia’ et turbans pour les Amazighs et la ‘Gandoura’, ‘Seroual’ et ‘Chech’ pour les Saharouis. La lignée arabe est identifiée, quant à elle, par un éventail d’articles vestimentaires : Djellaba féminine ou masculine, Jabadors, Serouals, Caftans, Burnous, Tarbouches … Une partie de ces vêtements présente une ornementation séduisante, mêlant en une subtile alchimie, les prouesses de tissage, de couture et de broderie, le savoir-faire transmis de mère en fille et la créativité personnelle des maitres artisans. Les vendredis, les jours de l’Eïd ou les occasions festives (mariage, baptême, circoncision … etc.) sont tout particulièrement des occasions d’exhiber le meilleur de son garde-robe traditionnel…

Ordinaire pour le quotidien et fastueux pour les grandes occasions familiales ou religieuses.

Id

Ennayr

Célébré le 13 janvier de chaque année, Id Ennayer, ou le nouvel an Amazigh, correspond au premier jour du calendrier agraire que les berbères d’Afrique du Nord utilisaient, depuis l’antiquité, en raison de son adaptation aux changements climatiques et leurs rapports avec l’activité agricole.

Le choix d’Id Ennayer s’est porté sur l’an 950 avant Jésus-Christ qui correspond à la date où le roi berbère Sheshonq Ier fut intronisé roi d’Égypte et fonda la XXIIe dynastie qui régna jusqu’à l’an 715 av. J.-C.

Les cérémonies du nouvel an Amazigh diffèrent selon les régions ,mais s’alignent toutes sur un rite commun, celui de concocter des mets traditionnels, typiques tel ‘Ourkimn’, ‘Tagoula’ ou ‘L’bssiss’, soient des préparations servies à l’honneur de tous, symboles de convivialité, joie, espoir et optimisme pour l’arrivée de la nouvelle année Amazigh.

La

Circoncision

 

Pratiquée par les familles de confession musulmane ou juive, la circoncision est un acte chirurgical dont les vertus sanitaires et hygiéniques sont aujourd’hui incontestablement prouvées.

Cet acte est pratiqué par le « circonciseur », qui n’est généralement qu’un coiffeur (Hajjam) ou un barbier dont le succès des opérations précédentes prouve son savoir-faire irréprochable. Cependant, les familles ont recours, de nos jours, au chirurgien et à l’effet appréciable de l’anesthésie pour la circoncision de leurs enfants.

Recommandée à bas âge, elle s’effectue généralement au printemps, avant la période des canicules estivales, et se déroule généralement tôt dans la matinée, cédant place à une célébration à laquelle sont conviés les membres de la famille, les proches et les amis.

Une fois circoncis, l’enfant est vêtu d’habits traditionnels dont le choix est laissé au gré des parents : ‘Djellaba’, ‘Fouqia’, ‘Jabador’, ‘Tarbouch’ et ‘Seroual’. Ce dernier, faisant fois de pantalon, il doit être assez large afin de permettre à l’enfant un déplacement sans gêne. Le circoncis est également entouré d’une tendresse exceptionnelle et se voit offrir de nombreux cadeaux.

La coutume

De l’offrande

 

La coutume de l’offrande existe dans toutes les classes sociales, et elle varie en fonction des occasions. C’est une pratique ancrée dans l’esprit collectif marocain, très courante, qu’il s’agisse d’une simple visite rendue à des membres de la famille ou à des amis, ou carrément une occasion de marquer : mariage, baptême …etc.

De manière générale, la symbolique des offrandes est hautement appréciée. La cérémonie de mariage, par exemple, est précédée par une offrande destinée à la mariée, c’est tout un art entre le contenant ‘Tayfour’ et le contenu (L’hdia), rien n’est laissé au hasard. Selon les moyens de chacun les ‘Tyafer’ peuvent contenir, un exemplaire du saint coran, des dattes, des pains de sucre symbole d’une vie heureuse, du lait symbole de clarté et de pureté, du henné, du musc, des bougies, des senteurs et parfums, du maquillage, des caftans, des bijoux, des chaussures et même de la lingerie fine ! … Autant d’articles, l’occasion est opportune pour faire passer tous les messages d’amour et d’affection à l’égard de la nouvelle mariée…

La fête

Du sacrifice

 

 

La fête du sacrifice est considérée comme l’une des plus grandes célébrations de l’islam, et qui prend lieu le 10ème jour du mois de Dhou Al Hijja, soit le dernier mois du calendrier musulman.

Dans le saint coran, il est indiqué qu’Ismaël fils d’Ibrahim, élevé dans la foi, se plie sans sourciller à l’exhortation divine, mais à l’instant où son père s’apprête à l’égorger, l’archange Jibril (Gabriel), envoyé par Dieu, substitue au dernier moment l’enfant par un bélier. En commémoration de cet épisode, les musulmans sacrifient un animal – le plus souvent un mouton – mais parfois aussi une chèvre ou une vache.

Dans la région de Souss-Massa, Les habitants débutent cette journée spéciale en concoctant des plats berbères comme la soupe de blé dur concassé (Her-Ber). Une fois l’animal sacrifié et nettoyé, des plats de brochettes à base de foie enroulé dans du gras lancent les festivités culinaires. Les abats sont dégustés au déjeuner tandis que la viande n’est consommée que le lendemain.

En signe de solidarité avec les plus démunis, une partie de l’animal est accordée sous forme d’offrande.

Une fois l’animal sacrifié et nettoyé,  des plats de brochettes à base de foie enroulé dans du gras lancent les festivités culinaires. Les abats sont dégustés au déjeuner tandis que la viande n’est consommée que le lendemain.

En signe de solidarité avec les plus démunis,  une partie de l’animal est accordée sous forme d’offrande.

L’art

de la table

L’art de la table marocain s’exécute avec minutie dans l’ultime but de valoriser, au mieux, le temps imparti au repas, soit le moment convivial qui réuni tout le monde autour de la table, pour déguster et partager les mets préparés.

Avant de se mettre à table, les invités se voient souvent servir du thé en attendant que tous les convives soient réunis. à ce moment, le service du lave-main s’effectue, à tour de rôle, en présentant à chaque invité la bassine argentée, ou en cuivre, au-dessus de laquelle il savonne et rince ses mains ; la serviette en linge est de rigueur pour s’essuyer les mains.

Une fois le plat servi, une personne, parmi celles qui ont pris place autour de la table, prend l’initiative et dit : « bismillah ! » (Au nom de Dieu !), annonçant le début du repas, et plonge aussitôt sa main dans le plat. Les convives l’imitent tout en veillant à ne prendre de la nourriture que ce qui est devant soi. Il est religieusement recommandé de manger avec trois doigts : le pouce, l’index et le majeur. Cependant, il est toléré de manger avec cinq doigts les mets qui n’ont pas de consistance solide, tels que le couscous à titre d’exemple.

Le

Baptême

 

Organisé lors du 7ème jour qui suit la venue au monde d’un bébé, le baptême est l’occasion convoitée par l’ensemble de la famille afin de célébrer la naissance d’un nouveau-né.

Dans la région de Souss-Massa ainsi que dans l’ensemble du sud marocain, les préparatifs du baptême sont œuvrés par les femmes du village qui préparent de nombreux mets à l’heureuse maman, et qui animent la fête par des chants et danses traditionnelles, entrecoupés de ‘Youyous’. C’est une cérémonie durant laquelle un mouton est sacrifié. Au moment du sacrifice, le prénom préalablement choisi pour le nouveau-né est ainsi officiellement prononcé et attribué.

Le jeûne

Du Ramadan

Positionné comme étant le 4ème pilier de l’Islam, le jeûne du Ramadan est une pratique religieusement importante pour les musulmans.

Durant le mois sacré de Ramadan, qui varie tous les ans selon le calendrier lunaire, les musulmans adultes s’abstiennent de boire, de manger, de fumer et d’entretenir des rapports charnels et ce du lever au coucher du soleil.

A l’aube, les Marocains se rejoignent donc pour le S’hour : le premier repas de la journée qui permet de tenir jusqu’au repas du soir ou « l’Iftar ». Convivial, spirituel et culturel, ce « F’tour » (selon le langage parlé marocain) se partage en famille et/ou entre amis. Il est souvent suivi de prières et lectures du Coran.

 

 

Le Mariage

Traditionnel

Traditionnellement célébré, le mariage est une cérémonie festive dont les spécificités diffèrent d’une région à l’autre. Cependant, le rituel est quasiment similaire et il s’entame par une visite rendue à la famille de la promise afin de rencontrer la future épouse. Installées autour d’un thé et de quelques gâteaux, les deux familles soldent leur rencontre par la lecture de la ‘’Fatiha’’ ; la première sourate du coran en signe de bénédiction.

La région de Tafraout et Tiznit, à l’instar des régions berbères, expose un fait particulier en matière de coutumes.  Comme le veut la tradition locale, alors que les préparatifs cérémoniaux se font d’arrache-pied, la future mariée se déplace vers une maison voisine, pour se dérober, dit-on, à la grande timidité qu’elle ressent à l’égard de son père et ses frères ; c’est en s’installant ailleurs donc, qu’elle trouve le moyen de se dissimuler à leur rencontre.

Le grand jour s’annonce. Le frère de la mariée, ou un membre masculin de sa famille, lui enfile les babouches alors que sa mère lui remet l’habit traditionnel qui lui a été offert.

Arrivée à la porte de sa nouvelle demeure, celle-ci est fermée. Le groupe accompagnant la jeune mariée commence à chanter pour inciter la famille de l’époux à ouvrir la porte. La future mariée reste ainsi immobile en attendant que sa belle-mère sorte pour l’accueillir en lui apportant du lait. La mariée boit trois gorgées de ce lait avant d’y mettre sa main et de marquer le haut de la porte d’entrée, signe de paix et de pureté. Une fois installée, elle se fait préparer par les femmes qui l’avaient escortée auparavant. Les membres des deux familles sortent ainsi de la demeure afin de chanter et danser aux rythmes « d’Ahwach ».

Au cours de cette nuit, les deux mariés partent dîner chez la famille de la nouvelle mariée pour sceller de nouveaux liens familiaux. Et ce n’est que le lendemain que la famille de la mariée vient lui rendre visite dans la matinée en lui apportant plusieurs plats concoctés pour cette occasion.

Le tatouage

Au henné

Le tatouage au Henné est une composante majeure de l’art de la séduction au Maroc. Les feuilles du Henné séchées, et finement écrasées, sont malaxées à quelques gouttes d’eau et de citron, afin d’en faire une patte qui servira par la suite au dessin de tatouage.

Les femmes marocaines recourent aux ‘Hennayats’ pour se faire des applications élaborées. Entre les mains ingénieuses de ces artistes, la poudre fine se transforme en arabesques somptueusement tatouées sur les mains et les pieds des femmes. La pureté du graphisme, aux superbes motifs géométriques, habilement sculptés à même la peau, perpétue une tradition séculaire…

Message au féminin ! Si l’occasion se présente, faites-vous le plaisir d’une petite beauté au Henné, vous en constaterez la différence…

L’hospitalité

La région de Souss-Massa est traditionnellement une terre de tolérance où l’hospitalité est non seulement une qualité mais un mode de vie au quotidien. L’hospitalité relève d’une tradition séculaire que la population locale perpétue avec fierté. Où que vous vous trouvez, vous rencontrerez constamment un habitant local, prêt à vous rendre service, à vous aider ou vous inviter.

Encore faut-il le dire, que vous soyez citoyen marocain ou touriste étranger, et peu importe le motif de votre visite dans la région, l’invitation portera pour le moindre, sur le partage d’un verre de thé. L’invitation à un déjeuner ou à un dîner ou même à y être hébergé pour la nuit, n’est pas à exclure, lorsque le moment de rencontre et les conditions le requièrent.

Ainsi à l’occasion de chaque rencontre avec la population locale, vous ferez l’objet d’une invitation quasi systématique, flatteuse, généreuse et inconditionnelle… et celui qui vous invite, est loin ne se soucier  de sa capacité instantanée à honorer son invitation ; ce qui est certain c’est que son geste hospitalier est fait délibérément, loin des considérations matérielles du bord, il est à tout moment prêt à vous accueillir humblement, chez lui, dans sa famille sans aucun complexe protocolaire.

Ce qui est sûr, c’est que vous êtes accueilli en visiteur et vous repartez en ami !

Rituel

du Hammam

Au Maroc, le hammam est un rituel religieux certes mais également social. Chaque semaine, des hommes et des femmes, généralement accompagnés d’enfants, vont dans les bains maures pour se purifier, se faire masser la peau et se relaxer.

Le bain se compose de trois ou quatre salles de température différente ; la séance peut durer de 30 mn à 1 heure, voire même plus, l’intérêt étant de profiter pleinement des bienfaits que procure la chaleur sèche sur le corps. La sudation prépare la peau à un nettoyage en profondeur. Après 15 minutes allongé sur le sol (selon la tradition marocaine) ou la banquette, on incorpore tout le corps au savon noir traditionnel comme un masque ; c’est une pâte végétale à base de pulpe et d’huile d’olives noires, souvent parfumée à l’eucalyptus, qui assouplit la peau et la prépare au gommage en gonflant les cellules mortes, facilitant ainsi une exfoliation profonde.

Après le gommage au gant de crêpe dit ‘Kis’, le résultat des courses est sans appel : une exfoliation permettant une parfaite circulation sanguine et cédant place à une peau plus tonique en stimulant la création de collagène

Pour les femmes, le rituel peut s’étendre à un autre soin, celui de l’enveloppement au ghassoul (ou rhassoul), argile saponifère du moyen Altas marocain, d’origine volcanique, riche en sels minéraux et en oligo-éléments, qu’il faut laisser agir 15 min avant de rincer. Le ghassoul se présente sous forme d’une poudre à diluer dans un peu d’eau chaude avant application. Aujourd’hui le ghassoul peut être préparé avec des ajouts de plantes aromatiques ou médicinales macérées et de l’huile essentielle de lavandin. Le ghassoul est également appliqué sur les cheveux qui leur confère brillance et souplesse sans altérer la kératine. Ses propriétés pour la peau sont nombreuses : purifiant, émollient, adoucissant, anti-oxydant. Le ghassoul donne à la peau un bel aspect satiné grâce à son pouvoir légèrement moussant qui favorise la pénétration des principes actifs des huiles essentielles…

A la fin de la séance, place aux ablutions, soit un rite de purification spirituel, requis comme préalable à la prière…

Selon la tradition, la future mariée doit entrer avec une bougie à la main. Son corps est baigné dans du lait puis enveloppé de henné ; un symbole de purification.

La

Religion

 

Au Maroc, Bien qu’il existe une communauté juive marocaine, l’Islam est une religion d’Etat qui prône le respect vis à vis de l’être humain, en général, sans faire de distinction entre les musulmans et les autres, pour la simple raison que l’être humain est sacré, au même titre que sa vie.

En définitive, la religion fusionne avec la tolérance qu’est l’expression du respect des courants de pensée et des manières d’agir d’autrui. Une forme d’ouverture d’esprit et un respect témoigné à l’égard de la liberté de conscience de ceux qui professent une religion différente.

Les

Moussems

Les Moussems (festivals) sont des foires saisonnières, religieuses et commerciales ou purement commerciales, faisant référence à un saint patron, une localité ou un produit. Ils revêtent une grande importance et sont parfois de renom international. Selon le genre du Moussem, la population locale, ainsi que les visiteurs s’y donnent annuellement rendez-vous et affluent de toutes les régions pour y célébrer des rituels divers, qui varient en genre et en nombre, selon les traditions populaires : recueillement religieux et dévotions, offrandes et sacrifices, folklores et arts, souks et expositions commerciales, spectacles et fantasias …etc. Autant de thèmes et d’activités qui font de ces événements, des occasions authentiques pour découvrir et explorer l’ampleur et la richesse de toutes les facettes culturelles du pays.

Entre le religieux, le culturel et l’agricole, la région de Souss Massa compte un grand nombre de moussems. Les plus médiatisés sont Sidi Ahmed ou Moussa (mois d’Aout) dans le village de tazeroualt à l’Est de Tiznit, le festivale de Tifaouine (mi-Aout) dans la vallée des Ameln, le festival des amendes (mi-Mars) à Tafraout, le festival Igoudar (Juillet) à Ida Ougnidif, le festival International du Safran (Novembre) à Taliouine, le moussem juif (Hilloula) du Rabbi David Ben Baroukh (Décembre) à Taroudant, Lalla Taallat (mi-Mars) à Ait Baha… etc.

Les

Marabouts

Un marabout est un lieu vénéré, faisant référence à une bâtisse surmontée d’une coupole, où gis la tombe d’un homme ou d’une femme ascète, qui de son vivant avait des mérites et vertus particuliers (Imams, enseignants religieux, guérisseurs traditionnels …etc), le plus souvent se rapportant à l’islam ou au syncrétisme musulman. Considérés comme des saints hommes ou des saintes femmes, les marabouts font l’objet d’un culte populaire et occupent une place particulière dans l’esprit collectif d’un bon nombre de marocains. (Communément appelé wali ou cherif) ce saint patron donne parfois son nom à un lieu-dit, à un village, à une ville. Il lui offre protection et bénédiction.

Ces marabouts sont souvent annexés à des lieux de culte dits ‘Zaouia’ où se recueillent et se réunissent des milliers de fidèles chaque année.

Le recours à la bénédiction des marabouts est une pratique qui n’est pas loin de se dissiper, la preuve en est, le nombre conséquent de visiteurs, qui affluent pour une confession intime, sur les sanctuaires d’un grand nombre de saints dans la région notamment : de Sidi Boujmâa Agnaou, ainsi que celui de Lalla Yamena, Lalla Fatima Ouembark et Moulay Ahmed. …etc.