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COUTUMES ET TRADITIONS

Coutumes

& traditions

L’observation des traditions millénaires accorde à la région Souss-Massa davantage de charme. La population locale se rapporte avec beaucoup de respect aux visiteurs qui éprouvent de l’intérêt à leurs coutumes ainsi qu’à leurs traditions culturelles et il est sans dire que l’ensemble des événements sont un prétexte pour une célébration: la récolte abondante, le mariage ou le baptême.

 

Cérémonie

de thé

Le thé à la menthe est le breuvage incontournable du Maroc, préparé avec du thé vert, de la menthe et du pain de sucre concassé.

Appréciée à l’échelle nationale, cette boisson traditionnelle est servie chaude et elle peut être consommée tout au long de la journée. Elle fait partie d’un art de vivre symbolisant hospitalité, partage et cordialité.

Dans la région de Taliouine (207 km à l’est d’Agadir), le rajout de Safran au thé est une coutume perpétuée par la population locale et avant de servir, il faut impérativement remplir un verre qui sera reversé dans la théière. Ce processus doit être répété deux à trois fois, obtenant ainsi un parfait mélange de tous les ingrédients et considéré comme réussi lorsque de la mousse se forme au bord des verres..

Habit

Traditionnel

La région de Souss-Massa est connue, non seulement pour son patrimoine architectural et archéologique, mais aussi pour sa richesse en matière d’artisanat. Cette dernière composante fait la renommée de la région, spécialement en matière d’habits traditionnels.

A titre d’exemple, la femme berbère du haut et moyen-atlas, porte le Haïk qui est encore visible dans certaines campagnes. Bleue à Taroudant et noire à Tiznit, c’est une longue étoffe en coton ou laine qui drape tout le corps, entourée autour de la taille et nouée par une ceinture, ramenée par dessus les épaules et fixée par des fibules.

Plus au sud, aux confins du Sahara, la Melhfa est un véritable concurrent de la Djellaba. Il s’agit d’un voile en coton plus ou moins épais.

Ordinaire pour le quotidien et fastueux pour les grandes occasions familiales ou religieuses.

Id

Ennayr

Célébré le 13 janvier de chaque année, Id Ennayer, ou le nouvel an Amazigh, correspond au premier jour du calendrier agraire que les berbères d’Afrique du nord utilisaient, depuis l’antiquité, en raison de son adaptation aux changements climatiques et leurs rapports avec l’activité agricole.

Le choix d’Id Ennayer s’est porté sur l’an 950 avant Jésus-Christ qui correspond à la date où le roi berbère Sheshonq Ier fut intronisé roi d’Égypte et fonda la XXIIe dynastie qui régna jusqu’à l’an 715 av. J.-C.

Les cérémonies du nouvel an Amazigh différent selon les régions mais s’alignent toutes sur un rite commun, celui de concocter des mets traditionnels, préparés à base des éléments produits par la terre ; nous en citerons ‘’Ourkimn’’ dont la préparation nécessite plusieurs féculents tels que les grains de maïs, d’orge, de blé, lentilles et fèves, ainsi que les pattes sèches du mouton, des épices, de l’huile et le plus marquant demeure le noyau de datte, dissimulé dans le plat et qui symbolise une année fructueuse à celui qui réussira à la retrouver.

D’autres plats sont également préparés pour l’occasion dont : « Tagoula » (préparée à base d’orge ou de semoule de maïs) ou encore « L’bssiss » (préparé à base de semoule d’orge).

La

Circoncision

 

Pratiquée par les familles de confession musulmane ou juive, la circoncision est un acte chirurgical dont les vertus sanitaires et hygiéniques sont incontestablement prouvées.

Cet acte est pratiqué par le « circonciseur », qui n’est généralement qu’un coiffeur (Hajjam) ou un barbier dont le succès des opérations précédentes prouve son savoir-faire irréprochable. Cependant, les familles ont recours, de nos jours, au chirurgien et à l’effet appréciable de l’anesthésie pour la circoncision de leurs enfants.

Recommandée avant la période des canicules estivales, la circoncision s’effectue généralement au printemps et se déroule généralement tôt dans la matinée, cédant place à une célébration à laquelle sont conviés les membres de la famille, les proches et les amis.

Une fois circoncis, l’enfant est vêtu d’habits traditionnels dont le « Seroual » (Pantalon) qui doit être assez large afin de lui permettre un déplacement sans gêne. Il est également entouré d’une tendresse exceptionnelle et de nombreux cadeaux.

La coutume

De l’offrande

 

La coutume de l’offrande existe dans toutes les classes sociales et elle varie en fonction des occasions. C’est une pratique ancrée dans l’esprit collectif marocain, qu’il s’agisse de mariage, de baptême ou ne serais-ce qu’une simple visite rendue à des membres de la famille ou à des amis.

De manière générale, la symbolique des présents est hautement appréciée. La cérémonie de mariage, par exemple, est précédée par une offrande destinée à la mariée et qui comprend des pains de sucre, symbole d’une vie heureuse, du lait, symbole de clarté et de pureté, des dattes, du henné, des bougies, des fleurs, ainsi que des caftans, des bijoux, des chaussures et bien d’autres articles.

La fête

Du sacrifice

 

 

La fête du sacrifice est considérée comme l’une des plus grandes célébrations de l’islam et qui prend lieu le 10ème jour du mois de Dhou Al Hijja, le dernier mois du calendrier musulman.

Dans le Coran, il est indiqué qu’Ismaël, élevé dans la foi, se plie sans sourciller à l’exhortation divine, mais à l’instant où Ibrahim s’apprête à égorger son fils, l’archange Jibril (Gabriel), envoyé par Dieu, remplace au dernier moment l’enfant par un bélier. En commémoration de cet épisode, les musulmans sacrifient un animal – le plus souvent un mouton – mais parfois aussi une chèvre ou une vache.

Dans la région de Souss-Massa, Les habitants débutent cette journée spéciale  en concoctant des plats berbères comme la soupe de blé dur concassé (Her-Ber).

Une fois l’animal sacrifié et nettoyé,  des plats de brochettes à base de foie enroulé dans du gras lancent les festivités culinaires. Les abats sont dégustés au déjeuner tandis que la viande n’est consommée que le lendemain.

En signe de solidarité avec les plus démunis,  une partie de l’animal est accordée sous forme d’offrande.

L’art

de la table

Traditionnellement célébré, le mariage est une cérémonie festive dont les spécificités diffèrent d’une région à l’autre. Cependant, le rituel est quasiment similaire et il s’entame par une visite rendue à la famille de la promise afin de rencontrer la future épouse. Installées autour d’un thé et de quelques gâteaux, les deux familles soldent leur rencontre par la lecture de la ‘’Fatiha’’ ; la première sourate du coran en signe de bénédiction.

La région de Tafraout (106 km à l’est de Tiznit), à l’instar des régions berbères, expose un fait particulier en matière de coutumes. En effet, la future mariée se déplace vers une maison voisine, au moment où les préparatifs cérémoniaux se font d’arrache-pied. Comme le veut la tradition locale, la jeune fille chez une famille voisine. Selon les natifs de Tafraout, elle ressent une grande timidité à l’égard de son  père et ses frères et elle trouve ainsi l’occasion de se dissimuler à leur rencontre en s’installant ailleurs.

Le grand jour s’annonce. Le frère de la mariée, ou un membre masculin de sa famille, lui enfile les babouches alors que sa mère lui remet l’habit traditionnel qui lui a été offert.

Arrivée à la porte de sa nouvelle demeure, celle-ci est fermée. Le groupe accompagnant la jeune mariée commence à chanter pour inciter la famille de l’époux à ouvrir la porte. La future mariée reste ainsi immobile en attendant que sa belle-mère sorte pour l’accueillir en lui apportant du lait. La mariée boit trois gorgées de ce lait avant d’y mettre sa main et de marquer le haut de la porte d’entrée. Une fois installée, elle se fait préparer par les femmes qui l’avaient escortée auparavant. Les membres des deux familles sortent ainsi de la demeure afin de chanter et danser aux rythmes «d’Ahwach».

Au cours de cette nuit, les deux mariés partent dîner chez la famille de la nouvelle mariée pour sceller de nouveaux liens familiaux. Et ce n’est que le lendemain que la famille de la mariée vient lui rendre visite dans la matinée en lui apportant plusieurs plats concoctés pour cette occasion.

Le

Baptême

 

Organisé lors du 7ème jour qui suit la venue au monde d’un bébé, le Baptême est l’occasion convoitée par l’ensemble de la famille afin de célébrer la naissance d’un nouveau né.

Dans la région de Souss-Massa ainsi que dans l’ensemble du sud marocain, les préparatifs du baptême sont œuvrés par les femmes du village qui préparent de nombreux mets à la maman et qui animent la fête par des chants et danses traditionnels de la région. Une cérémonie durant laquelle un mouton est sacrifié et le choix du prénom ne tarde pas à se faire.

Le jeûne

Du Ramadan

Positionné comme étant le 4ème pilier de l’Islam, le jeûne du Ramadan est une pratique religieusement importante pour les marocains.

Durant le mois sacré de Ramadan, qui varie tous les ans selon le calendrier lunaire, les musulmans adultes s’abstiennent de boire, de manger, de fumer et d’entretenir des rapports charnels et ce du lever au coucher du soleil.

A l’aube, les Marocains se rejoignent donc pour le S’hour : le premier repas de la journée qui permet de tenir jusqu’au repas du soir ou «  l’Iftar ». Convivial, spirituel et culturel, ce « F’tour » (selon le langage parlé marocain) se partage en famille et/ou entre amis. Il est souvent suivi de prières et lectures du Coran.

Mariage

Traditionnel

Traditionnellement célébré, le mariage est une cérémonie festive dont les spécificités diffèrent d’une région à l’autre. Cependant, le rituel est quasiment similaire et il s’entame par une visite rendue à la famille de la promise afin de rencontrer la future épouse. Installées autour d’un thé et de quelques gâteaux, les deux familles soldent leur rencontre par la lecture de la ‘’Fatiha’’ ; la première sourate du coran en signe de bénédiction.

La région de Tafraout (106 km à l’est de Tiznit), à l’instar des régions berbères, expose un fait particulier en matière de coutumes. En effet, la future mariée se déplace vers une maison voisine, au moment où les préparatifs cérémoniaux se font d’arrache-pied. Comme le veut la tradition locale, la jeune fille chez une famille voisine. Selon les natifs de Tafraout, elle ressent une grande timidité à l’égard de son père et ses frères et elle trouve ainsi l’occasion de se dissimuler à leur rencontre en s’installant ailleurs.

Le grand jour s’annonce. Le frère de la mariée, ou un membre masculin de sa famille, lui enfile les babouches alors que sa mère lui remet l’habit traditionnel qui lui a été offert.

Arrivée à la porte de sa nouvelle demeure, celle-ci est fermée. Le groupe accompagnant la jeune mariée commence à chanter pour inciter la famille de l’époux à ouvrir la porte. La future mariée reste ainsi immobile en attendant que sa belle-mère sorte pour l’accueillir en lui apportant du lait. La mariée boit trois gorgées de ce lait avant d’y mettre sa main et de marquer le haut de la porte d’entrée. Une fois installée, elle se fait préparer par les femmes qui l’avaient escortée auparavant. Les membres des deux familles sortent ainsi de la demeure afin de chanter et danser aux rythmes «d’Ahwach».

Au cours de cette nuit, les deux mariés partent dîner chez la famille de la nouvelle mariée pour sceller de nouveaux liens familiaux. Et ce n’est que le lendemain que la famille de la mariée vient lui rendre visite dans la matinée en lui apportant plusieurs plats concoctés pour cette occasion.

Le tatouage

Au henné

Perçue comme étant une plante sacrée, dans le monde arabo-musulman, le henné expose un rapport étroit avec l’affection et la gaité. Les femmes écrasent ses feuilles séchées et les malaxent avec de l’eau et quelques gouttes de citron afin d’en faire une patte qui servira par la suite au dessin de tatouage, non permanent, et ce lors des cérémonies festives comme les fiançailles, les mariages, les baptêmes mais aussi comme signe de grande joie au moment de la réception d’invités dont l’absence a été conséquente.

A noter que le henné est également appliqué sur les cheveux, comme produit de beauté pour un entretien capillaire hautement bénéfique.

L’hospitalité

La région de Souss-Massa est traditionnellement une terre de tolérance où l’hospitalité est non seulement une qualité mais un synonyme ressenti au quotidien. La population locale est restée fidèle à la tradition ; le touriste attiré par la curiosité, le dépaysement, le soleil ou les sites est assuré d’y recevoir un accueil flatteur. Arrivé en visiteur dans un foyer, il en repart en ami.

Où que vous vous trouvez, vous rencontrerez constamment un habitant local prêt à vous rendre service ou vous faire partager un repas qui prendra, à l’occasion, le sens d’une communion.

Le rituel

du hammam

Le hammam est un rituel social profondément respecté. Chaque semaine, des hommes et des femmes, généralement accompagnés d’enfants, vont dans les bains maures pour se purifier, se faire masser la peau et se relaxer. Résultat des courses : une exfoliation permettant une parfaite circulation sanguine et cédant place à une peau plus tonique en stimulant la création de collagène.

A noter que l’un des moments clés du mariage à la marocaine pour la jeune femme est la cérémonie du hammam. Généralement privatisé pour l’occasion, la future mariée y sera emmenée par les femmes de sa famille. Cette cérémonie traditionnelle se passe quelques jours avant celle du mariage.

Selon la tradition, la future mariée doit entrer avec une bougie à la main. Son corps est baigné dans du lait puis enveloppé de henné ; un symbole de purification.

La

Religion

 

Au Maroc, Bien qu’il existe une communauté juive marocaine, l’Islam est une religion d’Etat qui prône le respect vis à vis de l’être humain, en général, sans faire de distinction entre les musulmans et les autres, pour la simple raison que l’être humain est sacré, au même titre que sa vie.

En définitive, la religion fusionne avec la tolérance qu’est l’expression du respect des courants de pensée et des manières d’agir d’autrui. Une forme d’ouverture d’esprit et un respect témoigné à l’égard de la liberté de conscience de ceux qui professent une religion différente.

Les

Moussems

Les Moussems (festivals) sont d’une grande importance, aussi bien pour la région Souss-Massa que pour l’ensemble du Royaume. La population locale, ainsi que les visiteurs y célèbrent la diversité des arts et des traditions populaires, tout en rendant hommage à un saint homme. Ces manifestations populaires sont exprimées par des danses des chants et des fantasias dans une monture de costumes traditionnels.
Les plus médiatisés sont le Festival d’argenterie Timizart à Tiznit, organisé en mois d’août, le Festival International du Safran à Taliouine, célébré en mois de novembre ainsi que le Moussem Ben Yacoub Akka Ighan à Tata et le Moussem de Sidi Abdallah Oumaraek à Akka.

Les

Marabouts

Les marabouts (communément appelés walis ou cherifs) maintiennent une place particulière dans l’esprit collectif de bon nombre de marocains. Des personnes en quête de conseils, d’aide ou même de guérison, se rendent sur les chapelles de ces notables qui, jadis, étaient des Imams, des enseignants religieux et des guérisseurs traditionnels.

Le recours à la bénédiction des marabouts est une pratique qui n’est pas loin de se dissiper, la preuve en est, le nombre conséquent de visiteurs qui affluent sur la Kasbah d’Agadir Oufella pour une confession intime sur les sanctuaires de Sidi Boujmâa Agnaou, ainsi que celui de Lalla Yamena, Lalla Fatima Ouembark et Moulay Ahmed.